Covid-19 : Jean Castex n’exclut pas des reconfinements localisés en France

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Le Premier ministre, Jean Castex, n’a pas exclu d’ordonner des reconfinements localisés en France pour endiguer la deuxième vague épidémique due au Covid-19. Une nouvelle version de StopCovid, l’application française de traçage des malades du coronavirus, sera  également lancée le 22 octobre, après l’échec relatif de sa première mouture.

Alors que, selon lui, la crise sanitaire va durer plusieurs mois encore, le chef du gouvernement Jean Castex a estimé lundi 12 octobre que des reconfinements localisés en France pouvaient être envisagés pour endiguer la deuxième vague épidémique de Covid-19.

“Le reconfinement général doit être par tous moyens évité”, a-t-il dit sur France Info. En revanche, interrogé sur de possibles reconfinements locaux, le chef du gouvernement a répondu : “Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux.”

Quant à une limitation des rassemblements dans les espaces privés, Jean Castex a souligné que ce n’était “juridiquement pas possible” mais a appelé les Français à la prudence et au bon sens. “Si chacun y met un peu du sien, on peut changer le cours des choses”, a-t-il poursuivi.

Une nouvelle version de StopCovid

Le chef du gouvernement a également annoncé qu’une nouvelle version de l’application StopCovid serait dévoilée le 22 octobre. StopCovid, sous sa forme actuelle, a été installée plus de 2,6 millions de fois depuis début juin, soit bien moins que les applications britanniques et allemandes, téléchargées respectivement 16 et 18 millions de fois. Selon des chiffres gouvernementaux la semaine passée, seulement 7 969 personnes s’y sont déclarées comme étant positives, et 472 notifications ont été envoyées à de potentiels cas contacts.

Et le Premier ministre lui-même avait admis sur un plateau de télévision fin septembre ne pas avoir téléchargé l’application, plaidant a posteriori “l’honnêteté”. “J’ai pris un portable sécurisé, donc je n’ai pas téléchargé téléCovid (sic)”, a-t-il déclaré lundi, reconnaissant que l’application n’avait “pas eu les effets escomptés”.

“Le gouvernement, le président de la République, ont demandé à travailler sur une nouvelle version qui sera officiellement lancée le 22 octobre et donc à ce moment-là je la téléchargerai”, a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’État chargé du numérique Cédric O avait admis la semaine passée devant le Sénat que l’application marchait “mal”. “Si nous voulons relancer l’application, nous avons besoin de trouver des relais et des alliés. (…) Si les professions médicales estiment que c’est utile, alors elles doivent le dire”, avait-il insisté, notant “le manque de confiance” dont souffre la parole politique.

Une nouvelle société doit remplacer fin octobre le français CapGemini qui travaillait jusqu’alors gratuitement comme chef de projet. Elle sera désignée via une procédure d’appel d’offres, et le plafond mensuel de dépenses liées à l’application augmentera, de 100 000 euros aujourd’hui à “probablement autour de 200 000 euros”, a indiqué Cédric O. france24.fr