Nouvelle mobilisation des Gilets jaunes, les Champs-Élysées bouclés

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La première manifestation nationale de rentrée des Gilets jaunes a donné lieu à quelques tensions samedi au nord de la capitale. Les Champs-Élysées ont été bouclés afin d’éviter une flambée de violence.

Deux cortèges de Gilets jaunes, rassemblant près d’un millier de personnes, défilent, samedi 12 septembre, à Paris, où quelques heurts ont eu lieu. Dans le nord-ouest de la capitale, proche de la place Wagram, lieu de rassemblement, quelques affrontements ont éclaté en début d’après-midi entre manifestants et forces de l’ordre.

Des poubelles ont été incendiées, le mobilier urbain renversé et une voiture brûlée, a constaté un journaliste de l’AFP. De leur côté, les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui ne suivent pas le parcours autorisé. 

Plus tôt dans la journée, le préfet de police de Didier Lallement avait averti que deux manifestations avaient été interdites sur les Champs-Élysées “Il y a un souci de sérénité sur cette avenue qui est une vitrine de notre pays. Donc j’ai interdit ces manifestations”, a déclaré le préfet lors d’un point presse sur la place de l’Étoile, précisant qu'”il ne pouvait y avoir de destructions, de chaos sur les Champs-Élysées”.

200 interpellations en début d’après-midi

Sans donner de chiffres globaux sur les effectifs mobilisés, le préfet a évoqué un dispositif “approprié”, “important”, avec de “la mobilité et de la réactivité”, notamment grâce au déploiement de 160 motards des brigades de la répression de l’action violente (BRAV-M).

Les forces de l’ordre qui s’attendaient à une mobilisation plus importante (entre 4 000 et 5 000 personnes) ont procédé à de nombreux contrôles et interpellations avant même le début des rassemblements. 

À 15h, 200 personnes avaient été interpellées notamment pour port de “tournevis, piolet, pince coupante, couteaux”, a annoncé la préfecture de police sur Twitter. Selon le parquet de Paris, 54 personnes étaient en garde à vue à 13h.

Didier Lallement a confirmé l’assistance, dès ce samedi, d’un “superviseur” pour chaque porteur de LBD afin d’aider “à la maîtrise et au bon usage” de cette arme, et le retrait des anciennes grenades à main de désencerclement (GMD) remplacées par un nouveau modèle, réputé moins dangereux, conformément aux annonces du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin vendredi……france24.fr