Liban: État dans l’État, le Hezbollah reste un obstacle majeur aux réformes

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Une normalisation politique du pays du Cèdre ne pourra se faire sans une réforme en profondeur du parti chiite. Mais à court terme, l’entreprise s’annonce difficile.Publié le 13 août 2020 à 19:25, mis à jour le 13 août 2020 à 19:25Une affiche représentant le chef du Hezbollah libanais Sayyed Hassan Nasrallah, près de Sidon, au Liban, en Juillet. ALI HASHISHO/REUTERS

«Tous, ça veut dire tous!» Dévastés par l’explosion meurtrière du 4 août, triste miroir de la descente aux enfers de leur pays multiconfessionnel et politiquement fragmenté, les Libanais martèlent inlassablement le cri de ralliement de leur révolution inachevée d’octobre 2019. D’une seule voix, ils dénoncent en bloc la corruption, le dysfonctionnement et l’hypocrisie de leurs leaders, toutes tendances confondues.À lire aussi : Pourquoi Macron s’engage au Liban

Ce tragique incident «est le produit d’une élite politique prédatrice qui a imposé sa mainmise sur les institutions étatiques en les suçant jusqu’à la moelle, tout en laissant les services publics s’effondrer jusqu’à atteindre un point de non-existence», observe dans son dernier rapport le think-tank Crisis Group. Dans un contexte de démission gouvernementale et d’effondrement économique, l’appel à réformer d’urgence le système est plus que jamais brûlant. Mais un changement est-il réellement possible sans que le Hezbollah, véritable «État dans l’État», et dont les intérêts dépassentCet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir.Abonnez-vous : 1€ pendant 2 moisDéja abonné ? Connectez-vous le figaro